lundi 10 octobre 2011

Rappelez-vous comment l'alcool vous fait souffrir

Alcoolisme - arrêter de boire de l'alcool Si vous essayez d'arrêter ou réduire votre consommation d'alcool, l'une des étapes les plus importantes est de toujours vous rappeler de toutes les expériences négatives liées à l'abus d'alcool. Si vous êtes dépendant à l’alcool, il ya des chances que tout au long de votre vie que vous avez eu beaucoup d'expériences négatives à cause de l'alcool
C'est cette puissance de la négativité qui vous aidera à vous rappeler constamment de toutes les raisons pour lesquelles, à un moment donné de votre vie, vous avez décidé que vous aviez un problème, et vous avez décidé de faire quelque chose. Un regard en arrière sur ces "mauvais moment" vous aidera à vous rappeler sans cesse des raisons pour lesquelles vous avez voulu changer votre vie.
Lorsque vous vous concentrez sur ces expériences négatives, vous trouverez rapidement la volonté de «ne pas suivre cette route » .Vous devez vous rappeler comment vous vous êtes senti mal à l'époque et continuez à renforcer votre engagement et arrêter de boire.

Utilisez la puissance de la négativité pour supprimer l'alcool de votre vie

Ayez une attitude positive (couplée avec des actions positives), c’est absolument essentielle : une sert à vous rendre en une meilleure santé, plus heureux, plus fort. Vous devenez plus optimisme pour intégrer de nouvelles habitudes saines dans votre vie.
Toutefois, il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de la négativité dans votre désir d'éliminer les mauvaises habitudes de votre vie. Dans mon article, 10 étapes afin de sortir l’alcool de votre vie, j'ai noté que vous devriez vous rappeler (et sentir) des expériences négatives causées par votre addiction de l'alcool, vous devrez constamment vous rafraîchir mémoire de la raison pour laquelle vous voulez arrêter de boire de l'alcool en premier lieu.
Rappelez-vous quotidiennement de la façon dont les choses étaient mauvaises lorsque vous buviez de trop, et comment vous vous êtes sentiez mal à l'époque. Si vous souhaitez cesser de boire complètement, ou boire avec modération, pensez à utiliser la puissance de la négativité et de vous souvenir des mauvais moment quand vous abusiez de l'alcool.

Comment arrêter de penser à l'alcool !

Alcoolisme - arrêter de boire de l'alcool Est-ce que l'alcool est toujours dans votre esprit? Est-ce que vous voulez sincèrement arrêter ou réduire votre consommation d'alcool, et pourtant, vous trouvez quelques difficultés à le faire? Combien de fois, vous n’avez pas été en mesure de contrôler vos pensées quand il s'agissait de ne pas penser à l’alcool.
Beaucoup de ceux qui tentent de renoncer à leur dépendance à l'alcool sont en constante bataille avec leurs propres pensées. Ils sont toujours entrain "de penser à boire" et luttent chaque jour pour surmonter leur tentation. S'il est vrai que nous avons tendance à agir sur nos pensées, il est important de réaliser que l'inverse est également vrai. C'est à dire, nos paroles et actions peuvent influencer grandement nos pensées et piloter notre esprit dans une autre direction.
Si vous éprouvez des difficultés majeures à vaincre votre dépendance à l'alcool, essayez les étapes suivantes (vous serez surpris de leur efficacité):
• Commencez à parler à haute voix d’un sujet (non pas de l’alcool) qui vous intéresse Exemple: Si vous êtes passionné de musique, parlez de votre passion pour les instruments, de votre groupe préféré à haute voix pendant 5 minutes par jour. Ceci guidera votre esprit sur des sujets autres que l’alcool.
• Entreprenez toute action qui n'a rien à voir l'alcool. Exemple: Faites quotidiennement 5 minutes de marche, faites le ménage pendant 30 minutes. Le secret: faites quelque chose qui n'est pas liée à l'alcool pour diriger votre esprit dans le sens de ce que vous faites! Vous allez bientôt constater que vos pensées commenceront à s’éloigner de l'alcool, et votre esprit commencera à se concentrer sur les choses positives de la vie.

Arrêter de boire || En finir avec l'alcool

Alcoolisme - arrêter de boire de l'alcool Ce site a pour mission d'aider les personnes souffrant de dépendance à l'alcool à vaincre leur dépendances et à arrêter de boire. Tous les articles présents sur ce site ont été rédigé par Christophe Mannier, un ex accro à l'alcool qui s'en est sorti et qui dédie sa vie à aider les personnes alcooliques à s'en sortir. Voici des articles qui pourront vous intéresser:
Et si Vous NE POUVEZ PAS arrêter de boire? Que faire si vous avez essayé, des centaines voire des milliers de fois d'arrêter de boire? Existe-t-il quelque chose que vous pouvez faire pour prendre votre vie en main? Voici les axes de réflexion que vous pourrez exploiter pour vous lancer sur la bonne voie.
La vérité de l'alcool: La vérité de l'alcool est désagréable et loin d'être porteuse de bonheur. En effet, l’alcool apporte beaucoup de douleur et de remords dans votre vie.
Mon meilleur conseil sur la façon de cesser de boire: Pour chaque personne qui essaie d'arrêter ou réduire le boire de l'alcool il y a UNE CHOSE que vous pouvez faire qui est plus efficace que toute autre chose. Elle vous met tout seul sur la bonne voie vers la sobriété, et vous aide à commencer à récupérer la commande de votre vie de nouveau : vous devrez prendre le temps de lire notre programme contre l’addiction à l’alcool !

Le programme identifiant les 12 étapes qui causent l’addiction : Nous sommes très familiers avec les personnes alcooliques et de leurs programme de 12 étapes, et la façon dont il vise à aider les alcooliques à ôter l'alcool de leur vie. Certaines de ces 12 étapes sont très utiles, comme mettre les les toxicomanes face à leur dépendance, ou de les inciter à regretter leurs erreurs passées. Ceci dit, attention à l’application à la lettre de ce programme, car, si vous ne l’adaptez pas bien à votre cas, vous risquez d’affaiblir votre personnalité.
Trouver de la motivation pour arrêter l'alcoolisme Si vous ne l'avez pas déjà, commencez à réfléchir à des raisons pour lesquelles vous devriez arrêter de boire. Plus vous trouvez les raisons, plus facile sera votre sevrage.
Dieu et l'alcoolisme: quel rôle joue la foi dans la sobriété? Croyez-vous en Dieu? Si oui, quel rôle devrait jouer votre foi pour réduire votre consommation d'alcool ? Est-il préférable de compter sur un Être suprême pour vous donner la force de surmonter votre dépendance? Ou, est-ce une certaine mentalité qui vous permettra d’arrêter de boire ?
Quiz d’alcoolisme: est ce que vous contrôlez votre vie ou c’est l’alcool qui le fait ?
Une baguette magique pour alcoolisme: Ne serait-ce pas très beau s’il y avait une baguette magique, avec laquelle nous pourrions faire disparaitre les problèmes tels que l'alcoolisme? Tant de douleur et de la misère vont tout simplement disparaître du jour au lendemain. Des millions et des millions de personnes commencent enfin à se sentir heureux en vie à nouveau. Maintenant il est temps que l'alcool arrête de faire des ravages dans votre vie !
Comment arrêter de boire de l'alcool: si vous voulez vraiment arrêter de boire, alors vous devez suivre ces 4 règles.
Agissez pour surmonter l'alcoolisme: Quand il s'agit d’addiction à l'alcool, il est important de reconnaître que vos actions sont ceux qui déterminent si votre vie changera pour le mieux ou pas.

Alcoolique anonyme - Vaincre l'alcoolisme et arrêter de boire en suivant 4 conseils basiques

Jeune femme alcoolique
Avant d'énumérer quatre excellents conseils sur la façon de se délivrer du piège de l'alcoolisme, il serait bon d'expliquer en préambule la différence qui existe entre l'ivresse et l'alcoolisme.

Différence entre ivresse et alcoolisme

L'ivresse est ce qui résulte d'une consommation excessive d'alcool. Quand on est ivre, on ne maîtrise plus momentanément ses capacités physiques et mentales. Mais quelqu'un qui est pris de boisson n'est pas forcément un alcoolique. De même, tous les alcooliques ne s'enivrent pas. Il se peut qu'un alcoolique en voie de guérison ne boive pas du tout. Cependant, il est toujours alcoolique. S'il commence à boire, il finira par ne plus être maître de lui.

Un témoignage anonyme d'une femme alcoolique

"Je ne peux décrire l'horrible combat qui eut lieu au fond de moi. Après chaque beuverie, j'étais envahie par un sentiment de honte et de culpabilité insupportable. Je faisais la promesse de ne plus jamais recommencer. Mais je cédais toujours. L'alcool provoqua progressivement un changement profond de ma personnalité. Je devins agressive et violente. Je battais mes enfants tout en étant persuadée d'avoir raison."
"Quand je regarde les choses avec le recul du temps, je constate que j'étais furieuse contre moi-même. Je devins méfiante et paranoïaque. Des amis sincères me conseillèrent de boire moins, d'être modérée. J'eus la certitude que le fait de changer de boisson serait la solution à mon problème. Je me mis donc à boire du vin. Et malgré ces différentes tentatives, je ne parvins pas à boire moins."
"Avec les années, je continuai à boire en secret et beaucoup plus qu'on l'aurait cru. Je pouvais garder mon emploi, m'occuper de ma famille et de mon foyer, et cela tant que j'avais de l'alcool. Pour le cacher aux yeux des membres de ma famille, je passai maître dans l'art de la dissimulation."
"Les bouteilles qui se trouvaient dans le placard à liqueurs de la salle à manger n'étaient qu'une façade. Ma famille pouvait les vider, j'avais d'autres bouteilles cachées. À un moment donné, j'avais vingt-cinq bouteilles dissimulées dans différents endroits — la salle de bain, le garage, la voiture, la lingerie, mon sac à main et les tiroirs de ma coiffeuse."
"Pendant toute cette période, ma famille n'ait pas parvenu à me persuader que j'étais alcoolique. "Regardez-moi!, disais-je pour me défendre. Je ne suis pas une clocharde! Je vous ai élevés tout en occupant un emploi. Comment pouvez-vous même penser que je sois une personne aussi affreuse?" _ Personne anonyme_

1er conseil: Reconnaître le vice

Comme le témoignage cité plus haut l'enseigne, Il n'est jamais très facile qu'un alcoolique reconnaisse qu'il a un problème dû à l'alcool, qu'il est dépendant de l'alccol. La majorité des alcooliques nient leur problème et disent : « Je peux m'arrêter quand je veux », « je ne suis jamais soûl ».
Cela signifie-t-il qu'ils sont des ivrognes invétérés et non repentants? Pas nécessairement. Il faut admettre que très souvent la réalité de leur situation leur échappe. Leur condition les affecte sur les plans physique, mental et émotionnel.
Pourquoi l'alcoolique ne se rend-il pas compte de ce qui lui arrive ?
La culpabilité, la honte et le remords l'envahisse peu à peu. Dès lors, pour parvenir à s'assumer, l'alcoolique va employer inconsciemment trois moyens de défense :
>>> La justification de sa conduite: Il se trouve une quantité d'excuses pour expliquer qu'il boit, du genre "je suis nerveux", "je suis déprimé", "je n'ai goût à rien".
>>> Le refoulement : Il escamote les incidents pénibles dus à la boisson et acquiert la conviction qu'ils ne se sont jamais produits.
>>> Les souvenirs euphoriques : Par moments, il garde un souvenir euphorisant des moments passés à boire. Il dira: "D'accord, j'ai bu un coup hier soir, mais j'étais en forme", alors que de toute évidence, il n'avait pas du tout la forme. L'alcool a altéré sa perception.
Si vous vous demandez si vous avez un problème avec l'alcool, c'est un bon début pour pouvoir se sortir de ce cercle vicieux. Analysez votre situation. Voici quelques-uns des symptômes caractéristiques liés à l'alcoolisme : Boire d'un trait, boire en cachette, être le premier à boire, commencer à perdre la maîtrise de soi, changer ses habitudes en matière de boissons (changer un type d'alcool par un autre), essayer d'arrêter de boire, être anxieux, manifestation d'un délirium tremens.
Tentez de voir clair dans votre situation actuelle. Si vous rencontré des problèmes au travail, dans le cercle familial et au niveau de votre santé, quelle est la cause de ces soucis ? Buvez-vous parce que vous avez des problèmes ou avez-vous des problèmes parce que vous buvez ? Une réponse réfléchie et honnête vous aidera probablement à reconnaître que vous avez besoin d'aide.

2ème conseil: Rechercher de l'aide
Pourquoi rechercher de l'aide ? Le fait de boire d'une façon immodérée n'est pas du tout un cas désespéré. Mais, force est de reconnaître qu'il est souvent difficile de vaincre l'alcoolisme tout seul, par ses propres moyens. La mère de famille que nous avons citée dans l'introduction a pu se sevrer de l'alcool grâce à l'aide professionnelle d'un centre de désintoxication et d'une volonté personnelle. En cas de syndrome de dépendance grave, l'hospitalisation sera nécessaire. Un traitement préventif contre le syndrome du sevrage alcoolique pourra être prescrit. Des médicaments seront aussi prescrits par la suite pour réduire l'envie compulsive de boire.
Seulement, ne croyez pas que la cure de désintoxication est à elle seule la solution à tous vos problèmes. Un traitement médical fera parti des moyens importants de vous libérer de l'esclavage de l'alcool, mais vous restez quoi qu'il en soit, l'acteur principal qui doit s'efforcer d'agir en harmonie avec votre volonté de mettre un terme à cette humiliante dépendance. La 'bonne motivation' de la personne alcoolique reste le facteur clé de la réussite d'un programme anti-alcool.
3ème conseil: Penser à atteindre de nouveaux objectifs
Le programme thérapeutique vous aidera certainement à vous abstenir d'alcool durant la phase initiale. Seulement, le pire est à redouter par la suite. De quoi s'agit-il ?
Le plus souvent, la privation d'alcool laisse un énorme vide dans votre vie. Vous passiez vos journées à boire, ceci consistait votre unique but dans la vie. Ce vide peut être responsable de rechutes successives. Voilà pourquoi, il faudra chercher à s'occuper différemment en cherchant à atteindre de nouveaux objectifs qui ont un sens, des objectifs qui vous donnent une nouvelle raison de vivre.
4ème conseil: Surmonter une rechute Il est impossible de vaincre l'alcoolisme avec facilité, juste en suivant les trois conseils généraux cités plus haut. Les rechutes sont hélas fréquentes !
Confiez-vous à votre conjoint ou à un ami. Assurez-lui que vous voulez sortir de cet engrenage même après avoir rechuté plusieurs fois. Cette personne de confiance sera à même de vous encourager et vous conseiller d'une manière enthousiasmante. Ne baissez surtout pas les bras !
A chaque rechute, analysez les raisons de cette défaite passagère et tirez-en leçon. Réfléchissez sur les nouvelles stratégies à entreprendre pour ne pas répéter la même erreur. Soyez patient et optimiste. Evitez toute les situations à risque.
La personne anonyme citée plus haut a réussi à vaincre l'alcoolisme et cela fait plus de 20 ans qu'elle a arrêté de boire. Il peut en être de même pour vous, que vous soyez un homme, une femme et quel que soit votre âge. Alors, je vous souhaite beaucoup de détermination et une agréable libération !

Excellents Livres à Lire absolument ! Je vous recommande la lecture de deux ouvrages de qualité. Si vous êtes personnellement concerné par le problème de l'alcoolisme, le premier livre pourra vous aider en vous donnant de très bons conseils. Si par contre, vous cherchez à aider une personne alcoolique, le second livre a été écrit pour vous!
Si vous lisez couramment l'anglais, vous pouvez aussi télécharger sur votre ordinateur le livre éléctronique (e-book) de Rahul Nagh, intitulé

Auteur: Alexis Roger
sensibilisation photo choc
On ne peut pas y couper, il y aura des occasions où la prise d'alcool sera sollicitée. Comment éviter de reboire ?

Seul

Pour éviter de céder à la tentation, on peut déjà faire en sorte de ne pas avoir d’alcool à portée de main. Cette règle simple peut repousser une envie…
L’alcool laisse sa place à l’eau et aux sodas. Il faut en boire beaucoup : jusqu’à 3 ou 4 litres par jour au début du sevrage ! (1 litre et demi par jour par la suite)
Chacun repousse son envie d’alcool de manière différente. Dans tous les cas, il faut trouver quelque chose à faire pour s’occuper l’esprit et « oublier » l’envie de boire :
  • Manger quelque chose, prendre une douche, appeler un ami ou une association d’anciens buveurs
  • Se reposer l’esprit en se décontractant et en respirant à fond calmement
  • Partir en balade en évitant bars et épiceries
  • Se remémorer les effets de ses anciennes alcoolisations et l’état qu’elles entrainaient (l’occasion de ressortir une photo d’un état alcoolisé)
  • Utiliser les techniques travaillées lors de groupes de parole ou en soutien psychologique
  • Se remémorer les scènes jouées dans le programme PHARES afin que l’action mise en place pour lutter contre l’envie devienne un réflexe
Les envies pressantes d’alcool sont comme des « flashs ». Elles sont ponctuelles et de courte durée. Il faut tout faire pour ne pas y succomber. Si vous vous retenez les quelques minutes de l’envie, celle-ci va passer !

En société

La difficulté du problème alcool réside dans le fait que c’est au moment où l’on décide d’arrêter de boire que les autres sont interpellés.
Culturellement, il va de soi de consommer. Trop boire choque peut-être, mais souvent moins que de ne pas boire. S'abstenir de partager un verre peut être perçu comme une indélicatesse. On attend d’ailleurs souvent une explication à ce refus. Alors comment dire non ?

Confirmer son refus

Il y a des moyens simples d’arriver à éviter le verre qu’on vous tend. Il est parfois utile d’évoquer ses problèmes passés avec l’alcool mais ce n’est pas toujours nécessaire.
Dans la majorité des situations, ces indications fonctionneront :
  • Annoncer clairement son refus de boire de l’alcool le plus tôt possible
  • Savoir à l’avance la boisson que l’on veut boire (pour ne pas avoir à hésiter)
  • S’exprimer d’une voix claire et sans hésitation pour conformer son refus
  • Regarder son interlocuteur droit dans les yeux pour montrer sa détermination
  • Ne pas se sentir coupable de ne pas boire
  • Eviter les excuses vagues comme « pas ce soir », mais dire « je ne bois pas » d’une voix ferme

Préférer le « sans alcool »

L’alcool n’est pas irremplaçable. Il existe bien d’autres boissons à déguster. C’est l’occasion de sortir les recettes de cocktails sans alcool : le côté exotique et le goût en compensera son absence.
On peut se tourner plus traditionnellement vers toutes les autres boissons sans alcool : eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes, boissons rafraîchissantes (limonades, sodas, boissons aux fruits, sirops), infusions, café, thé, boissons lactées,…
Découvrez quelques recettes de cocktails sans alcool

L’alcool est partout !

L’alcool n’est pas seulement dans les boissons. Il se cache un peu partout dans notre quotidien. On le retrouve dans le vinaigre de vin dans la salade, certains solvants ou même dans le parfum !
Il faut faire attention : ce n’est pas parce que l’alcool n’est pas sous forme « boisson » qu’il ne peut pas provoquer une rechute ! Ce n’est pas systématique, mais le risque est bien présent.
Pour prévenir le problème, se méfier particulièrement des chocolats alcoolisés, du tabasco, de la vinaigrette, de tout ce qui pourrait contenir un peu d’alcool !
Fuyez les bières « sans alcool ». Il ne faut pas se fier à l’appellation « sans alcool » car en réalité elles en contiennent en faible quantité (moins de 1%, mais c’est déjà trop quand on ne veut plus en consommer).
Pour s’affranchir du risque du parfum, il vaut mieux se parfumer uniquement le col et les vêtements. Ainsi il n’y a pas de contact direct avec la peau et l’alcool ne peut pas pénétrer dans l’organisme.
Parler d'alcool: déjà un soin
Si la question reste difficile à aborder, c'est parce qu'elle nous renvoie à nos propres représentations par rapport à l'alcool. Chacun d'entre nous a, dans sa famille, son entourage, si ce n'est avec soi-même, un problème lié de plus ou moins loin à l'alcool. Tant que la société refusera de se remettre en cause, le malaise persistera. La maladie alcoolique est aujourd'hui cliniquement assez bien cernée. Les recherches réalisées sur les neurotransmetteurs ont permis de comprendre le phénomène d'alcoolisation et de le lier aux autres modes d'addictologie. Des tests d'évaluation et des questionnaires existent. Pour dire alcool, il existe désormais des mots, des questions et des réponses.

3 conditions pour la rupture
Le niveau de maturation psychique de la personne dépendante, la pression de son entourage, voire de l'intervention de son médecin lui-même jouent un grand rôle.
1. Maturation psychique
La personne aux prises avec sa consommation d'alcool qu'elle ne maîtrise plus prend progressivement conscience que le prix qu'elle doit payer pour continuer à boire est devenu trop élevé. Les effets positifs de l'alcool ne se résument plus qu'à la diminution des effets négatifs du sevrage et du manque.
2. Pression extérieure
L'entourage exprime alors plus clairement ses limites de tolérance face à l'alcoolisation de la personne ou à ses conséquences comportementales. La personne dépendante, mise en demeure de faire un choix, perçoit le manque à venir dans le cadre de la rupture (avec le conjoint, avec le milieu professionnel) comme plus dangereux que le manque d'alcool.
3. Fait externe
Un fait médical quelconque peut être aussi à l'origine de l'arrêt de l'alcool (hépatopathie, amaigrissement ou prise de poids, accident, neuropathie, modification biologique) dès lors que le médecin évoque le lien de causalité entre ces troubles et l'alcoolisation et propose l'abstinence comme expérience diagnostique (pour aider la personne à définir le lien entre ces différents éléments et son alcoolisation et appréhender le diagnostic de dépendance alcoolique) et thérapeutique (pour l'aider à faire disparaître les troubles).

Abstinence:
un travail d'évitement
Arrêter de boire pour une personne alcoolo-dépendante, c'est d'abord stopper sa consommation puis effectuer un travail psychique, travail rendu possible par l'arrêt de la consommation d'alcool. Il s'agit d'une tactique de rupture avec l'alcool qui obéit à un triple objectif :
1 Renforcer ses capacités décisionnelles (lutte contre la déresponsabilisation),
2 Démystifier l'origine du conflit (le problème n'est pas l'alcool ou le manque de volonté, le problème est à l'intérieur de soi),
3 Réhabiliter la pensée (lutte contre l'apsychognosie).
Ce travail psychique ne peut se faire que progressivement, par étapes, à long terme, et fait passer la personne d'une première problématique dans laquelle il associe:
- boire et rester en vie, arrêter de boire et mourir
à une nouvelle problématique qui redéfinit de nouvelles relations:
- cesser de boire et pouvoir vivre, boire et risquer de mourir.
L'abstinence n'y est plus le contraire de l'alcoolisation, mais une stratégie d'évitement de l'alcoolisation excessive dans le but d'améliorer la qualité de vie.

La guérison en sept points
1 Qui a bu ne boira pas forcément toujours.
2 Les anciens buveurs nous apprennent que l'arrêt de toute consommation d'alcool doit être durable
3 L'abstinence n'est pas une fin en soi mais un moyen d'amélioration de la qualité de vie.
4 Le traitement repose sur une relation médecin-malade de qualité.
5 Les obstacles principaux sont le déni et l'apsychognosie.
6 Pour la personne, se séparer de l'alcool correspond à un réaménagement de sa vie, assimilable à un travail de deuil.
7 La connaissance des mécanismes psychopathologiques est un moyen d'améliorer la relation avec la personne.

La séparation, un long travail
La seule suspension de l'alcoolisation ne suffit pas à la guérison. Souvent, le contrôle de la consommation d'alcool chez les buveurs à problème et l'abstinence chez les dépendants ne se prolongent pas, faute d'un cadre thérapeutique et méthodologique.



L'abstinence en 5 étapes





Le fonctionnement psychique des personnes qui cessent de s'alcooliser traverse des stades successifs utiles à reconnaître car ils donnent une lisibilité à leur ressenti.
Sur le modèle d'un travail de deuil, 5 étapes sont décrites ci-dessous. Si le déni domine le début de l'accompagnement, les étapes décrites successivement n'obéissent pas à une chronologie immuable. Les temps de maturation de chaque stade sont souvent très longs et il n'est pas rare de voir la personne perdre en quelques semaines d'alcoolisation tout le bénéfice d'un travail effectué sur plusieurs mois. L' alcoolo-dépendance est une maladie chronique dont l'objectif du traitement n'est pas la résolution d'un problème posé à un moment donné, mais l'accompagnement adéquat de différents problèmes posés à différents moments d'évolution de cette maladie.
1. Le déni > sujet développé ici
Ce stade est en général le plus durable. Il correspond à un mode de défense visant à protéger l'intégrité psychique de la personne dépendante.On le repère aisément par l'énoncé de phrases comme:
- Je bois comme tout le monde (déni du comportement),
- Je bois plus qu'avant mais je m'arrête comme je veux (déni du problème),
- Je bois trop mais je vais me contrôler (déni de la solution).
Accompagnement thérapeutique:
faire l'état des lieux
La première étape consiste, grâce à l'étude de la biographie de la personne, de l'histoire de son alcoolisation, à reconstruire avec elle le puzzle de son histoire personnelle.
Le but est de rectifier le lien de causalité pour lui permettre de passer de l'expression:
- Je bois car elle m'a quitté (ou j'ai perdu mon emploi, etc.). vers une nouvelle formulation:
- Elle m'a quitté (ou j'ai perdu mon emploi, etc.) car je bois.
Cela n'est possible qu'en modifiant le regard porté sur la personne et en luttant contre les attitudes les plus répandues:
- les alcooliques n'ont pas de volonté, ils sont égoïstes, l'alcoolisme est un problème social avant d'être un problème de personne, etc.
Il faut poser un regard neutre sur sa vie, sur son lien avec l'alcool (recherche des effets positifs et des effets négatifs de l'alcoolisation, bien sûr, mais aussi de l'abstinence).
Souvent, la personne décrit au départ les effets positifs de l'abstinence et négatifs de l'alcool, ou les effets négatifs de l'abstinence et positifs de l'alcool, selon qu'elle se situe plus dans une position active d'abstinent, ou plus dans un choix passif.
Un tel travail ne peut être entamé dans la précipitation. Il n'y a donc aucune urgence à engager une telle réflexion, le travail de maturation psychique est indispensable et engage personne dépendante et thérapeute à organiser des expériences d'abstinences répétées, même si elles s'associent à des reprises d'alcoolisation pour permettre une maturation des processus psychiques.
À tout moment, il faut savoir rassurer la personne sur la faisabilité de son projet.
2. Le soulagement
Si pour une raison ou une autre la personne a pu spontanément ou avec une aide, suspendre son alcoolisation, la perspective mortelle s'éloigne. La personne, parfois surprise d'être encore en vie, remet en général en cause les terreurs du passé:
- Après tout, cela n'était pas si grave,
- En fait, je ne suis pas dépendant.
Elle tente alors bien souvent de vérifier se elle ne peut réellement pas contrôler sa consommation. Il s'agit là d'une véritable pulsion de mort qui conduit invariablement à une rechute progressive, passant de la ré-alcoolisation (souvent partiellement maîtrisée pendant quelque temps) à la reprise des manifestations de dépendance (dose starter) avec souvent une aggravation des conséquences et à terme de l'alcoolo-dépendance.
Accompagnement thérapeutique:
encourager les expériences
Il est vain d'espérer que la personne passe du statut d'alcoolisé au statut d'abstinent de façon univoque. Les personnes dépendantes ont dans la majorité des cas recours à l'expérience de la ré-alcoolisation pour voir si c'est bien vrai qu'elles ne peuvent contrôler leur consommation. Dans ces conditions, le message de l'abstinence s'il doit être clair (pas une goutte d'alcool) doit donc abandonner l'adjectif de définitif. Car si ce message, fortement véhiculé par les groupes d'anciens buveurs, a bien une réalité pratique, il peut s'avérer contre productif:
- il engage la personne à vérifier le caractère définitif au travers de la ré-alcoolisation,
- relayé trop précisément par le thérapeute il risque d'entraîner une rupture du lien thérapeutique en cas de dérogation à la règle.
L'abstinence doit être expérimentée comme un moyen d'amélioration de la qualité de vie et non comme une fin en soi. Le thérapeute doit accepter ces expériences de ré-alcoolisation non comme une remise en cause de la qualité du message qu'il a délivré mais comme le témoin de la permanence de la main-mise de la personne sur sa destinée (lutte contre la toute-puissance du thérapeute).


3. Le vide
Si la personne reste un peu plus longtemps abstinente, elle finit par ressentir un vide immense, fait d'ennui, et de temps interminable, bientôt habité par une pensée existentielle douloureuse. Il s'agit d'une charge émotionnelle souvent nouvelle, forte, mais très destructrice. Les joies et les peines ont des impacts inattendus qu'un personnr non préparée ne peut vivre sereinement. Les comportements de substitution sont alors le moyen de diminuer l'angoisse ressentie:
- comportements dominés par l'oralité (alimentation, boissons),
- comportements liés aux activités (fuite dans le travail, activités sportives à outrance).
Le but est alors de vivre la vie pour éviter de la penser, pour échapper à cette perception angoissante de se retrouver face à soi-même.
Accompagnement thérapeutique:
valider la douleur
Pour l'entourage surtout, pour la personne concernée ensuite, l'arrêt de l'alcool est la solution à tous les problèmes posés.
La réalité (les difficultés ne font que commencer) est niée avec force par tous. Le manque du produit est tu, de même que la perte d'une partie de la vie marquée par les rituels d'alcoolisation (en cachette, etc.).
Accepter une telle mise en lumière témoigne d'une rupture symbolique dans la trajectoire vis-à-vis de l'alcool.
Dans cette situation, l'objectif de l'accompagnement est triple:
- tout d'abord reconnaître et valider la difficulté de séparation de la personne avec l'alcool,
- lutter ensuite contre le silence en recherchant avec elle l'expression de ces envies d'alcool (tout à fait normales chez une personne dépendante devenue abstinente),
- enfin, assurer un environnement chaleureux, à une période où l'entourage fait souvent «payer» à la personne ses erreurs du passé.
Enfin, certaines compensations (orales, comportementales) sont à accepter comme faisant partie d'une cohérence comportementale de la personne face aux difficultés qu'elle ressent (principe de l'économie psychique).
4. La destruction
La fuite en avant ne peut en elle-même calmer l'anxiété ressentie, et les sentiments de dévalorisation et d'isolement reviennent en force chez une personne déjà isolée de son entourage du fait de son alcoolisation.
En outre, l'abstinence est vécue par la personne initialement plus comme un facteur de ségrégation vis-à-vis des buveurs dits normaux que comme un moyen d'intégration, ce qui renforce le sentiment d'isolement et le sentiment douloureux d'être différent.
Il s'agit d'une étape d'allure dépressive, dominée par la perception d'une réalité psychique dans laquelle l'arrêt de l'alcoolisation est vécu comme insuffisant pour améliorer la qualité de la vie.
Accompagnement thérapeutique:
l'importance du groupe
C'est peut-être à cette étape que les limites de l'accompagnement alcoologique individuel sont atteintes. En effet, lorsque la personne est confrontée à ces difficultés, c'est surtout dans des groupes d'entraide qu'elle trouve un soutien adapté (tout particulièrement chez celles qui favorisent le témoignage).
L'objectif est ici de lutter contre le sentiment d'isolement.
C'est à ce stade qu'apparaissent les syndromes dépressifs, à reconnaître et traiter. Ils peuvent être à l'origine de rechutes au cours desquelles, la ré-alcoolisation favorisant la levée des inhibitions, le risque suicidaire est alors majeur. Il ne faut surtout pas hésiter à recourir à l'hospitalisation lorsque la situation prend l'allure d'une rechute sèche.
Enfin, toutes les actions permettant une renarcissisation doivent être favorisées constamment.
5. La reconstruction
La reconstruction de la personne nécessite donc qu'elle se réorganise sur des bases modifiées. Elle doit se pardonner via l'acceptation d'une notion de maladie, plus que de celle de vice, pour se narcissiser à nouveau grâce à un entourage étayant (famille quand cela est possible, anciens buveurs, thérapeutes). Cette reconstruction ne peut se faire qu'au travers d'une recomposition de ses rapports vis-à-vis d'elle-même (de l'exigence à la souplesse), des autres (de la fixité à la plasticité) et de l'alcool enfin (de l'affrontement à l'évitement).
Accompagnement thérapeutique:
consolider les acquis
Cette dernière étape mêle reconnaissance de la fragilité acquise et ré-apprentissage de la parole individuelle. Dans l'idéal, le travail se poursuit avec les groupes néphalistes. Ces derniers, par leurs rituels de l'abstinence, postulent et consolident les statuts d'abstinents de leurs membres.
Mais plus encore que l'absence de consommation d'alcool, ils affirment la réalité de la perte de produit. Par des rituels organisés, ils circonscrivent le manque dans le temps et permettent aux anciens buveurs de retrouver une certaine forme de liberté.


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Pourquoi j’Ai Décidé d’Arrêter De Boire De l’Alcool

Beaucoup de gens arrêtent l’alcool parce qu’ils sont alcooliques et qu’ils ne peuvent pas boire avec modération, pour ma part je veux arrêter pour faire une expérience, en fait je n’ai jamais bu beaucoup et je pense même que ma consommation a diminué ces dernières années (a part un petit pic en Australie icon smile Pourquoi jAi Décidé dArrêter De Boire De lAlcool ).
Je n’ai jamais été grand fan de la boisson, je trouve ça lourd à digérer (l’alcool contient beaucoup de sucre) et ça déshydrate ce qui me cause des maux de tête le lendemain (à ce propos pour ceux qui ont le même probleme je vous recommande de boire beaucoup d’eau en fin de soirée pour réhydrater votre corps).
J’ai des amis de tous horizons et certains sont musulmans, lorsqu’on fait une fête avec eux il n’y a pas une goutte d’alcool et on s’amuse autant si ce n’est plus, je trouve que tout le monde garde le controle de soi et c’est quand même plus la classe que les soirées ou ça picole et ou tout le monde commence à agir comme un idiot.
En plus il ne faut pas se leurrer, l’alcool c’est mauvais pour la santé (l’alcool est une substance cancérigène le saviez-vous ?) et ça coute cher, Karim, un ami français rencontré en Australie qui a passé un an en asie avec peu de moyens (je le tanne pour qu’il me fasse un article et nous raconte son périple car ça peut en intéresser plus d’un) me racontait que dans certains pays on peut vivre avec trois dollars par jour, mais que la plupart des backpackers boivent de l’alcool et ça fait littérallement exploser leur budget car si dans ces pays (Vietnam, Cambodge) l’alcool est moins cher qu’en Europe, localement il est beaucoup plus cher que la nourriture. Si je me retrouve à vivre dans des pays à bas coût avec un budget réduit il vaudra mieux faire l’impasse sur la boisson !
Et puis l’alcool ça fait grossir, j’ai pas envie de me retrouver avec une grosse bedaine à 40 ans ni a 50 ans, j’ai envie d’être mince et bien portant. En Australie j’avais un voisin de plus de 80 ans qui m’impressionnait par sa vitalité, il avait même sauté sur la Normandie pendant le débarquement, je le voyais tailler les arbres et faire du jardinage, je lui ai demandé son secret il m’a dit « Pas de tabac, pas d’alcool, et jusqu’à il y a quelques années encore je faisais l’amour à ma femme tous les jours ! ».
Je pense aussi que les gens de mon age boivent pour deux raisons, la première c’est pour se désinhiber, la deuxième c’est pour décompresser et relacher la pression accumulée au bureau toute la semaine. Pour ma part je pense être moins timide que la moyenne mais je suis comme tout le monde, quand je vois une jolie fille je deviens anxieux, dans ce cas je pense que l’alcool est pas une solution mais qu’il vaut mieux faire un travail sur soi-même, d’autre part si j’ai choisi de ne pas travailler comme salarié et de mener une vie plus libre ce n’est pas pour reproduire les mauvaises habitudes de ceux qui passent toute la semaine au bureau et se mettent une race le week-end pour se changer les idées.
Bon c’est sur, l’Europe de l’Est cet été et la Colombie cet hiver c’est pas les destinations où ça picole le moins (les latinos picolent pas mal), mais bon en attendant, je suis en bonne santé et ça me va bien comme ça !
Et vous l’alcool vous en êtes ou ? Vous pensez que ça a un interêt d’arrêter ? Vous comprenez ma démarche ?

 

 

Les 5 règles anti-rechute alcool addiction

Voici quelques points essentiels à ne pas oublier concernant la rechute.

1

Rester motivé: faire une liste avec des avantages d'avoir arrêté de boire de l'alcool. Lisez la liste régulièrement.

2

Eviter de reprendre ne serait-ce qu'un seul verre. Il est plus facile de refuser le premier que le second.

3

Préparez un plan d'urgence pour le cas où vous consommeriez à nouveau :

  • Surtout évitez de recommencer à boire régulièrement. N'achetez pas d'alcool, jetez l'alcool en votre possession

  • Analysez les raisons pour lesquelles vous avez bu avec l'Analyse de rechute

  • Considérez cet accident de parcours comme un événement normal qui permet d'apprendre, et non comme un échec

  • Ne vous adressez pas trop de reproches

  • Faites appel à l'aide de vos proches

4

Si vous avez des symptômes de sevrage (tremblements, irritabilité, nervosité, angoisse, dépression, problèmes de concentration, troubles du sommeil, appétit augmenté, envie irrésistible de boire), consultez rapidement votre médecin traitant ou une permanence médicale.

5

Réfléchissez aux circonstances de vos précédentes rechutes avec l'Analyse de rechute. Mieux vous connaîtrez les situations à risques de rechute, plus vous parviendrez à y faire face ou à les éviter.

Je crois qu'un de mes amis a un sérieux problème de consommation d'alcool depuis quelques mois. Je ne sais pas quoi faire pour lui faire comprendre sans qu'il se fâche contre moi. Avez-vous des trucs, des conseils afin de faire comprendre à quelqu'un qu'il risque de gâcher sa vie s'il ne cesse de boire autant ?

 
Voici la réponse
On ne peut malheureusement pas arrêter de boire à la place de quelqu'un d'autre. C'est tout d'abord la personne qui a un problème qui doit faire les démarches. Et elle doit avant tout admettre qu'elle souffre d'une dépendance. Le processus peut être long, certaines personnes ne l'admettant jamais.
Mais une chose est certaine. Il ne faut pas tenter de discuter avec votre ami lorsque ce dernier n'est pas en état de comprendre. Cela ne servira à rien et il risquera de se choquer. Attendez surtout qu'il n'ait pas consommé avant d'aborder le problème avec lui. Devient-il violent lorsqu'il a bu? A-t-il des enfants? Il faut aussi penser à la sécurité des personnes qui l'entourent.
Essayez doucement de lui faire prendre conscience de son comportement et invitez-le à assister à une rencontre d'association pour personnes alcooliques. Vous pouvez même communiquer avec ces associations. Elles vous expliqueront comment cela fonctionne et la meilleure façon de vous y prendre pour que votre ami s'y présente. Il y trouvera là-bas plusieurs ressources. Enfin, essayez surtout de ne pas le juger. Donnez-lui beaucoup d'amour et offrez-lui votre support. Il en aura grandement besoin.
Les circonstances initiales dans lesquelles le lien médecin-malade alcoolique s'établit influencent bien sûr la relation thérapeutique. Le niveau de maturation psychique du patient, la pression de l'entourage, voire de l'intervention du médecin lui-même jouent un grand rôle.
:wave: 1- Maturation psychique
=> Le malade aux prises avec sa consommation d'alcool qu'elle ne maîtrise plus prend progressivement conscience que le prix qu'il doit payer pour continuer à boire est devenu trop élevé. Les effets positifs de l'alcool ne se résument plus qu'à la diminution des effets négatifs du sevrage et du manque.
:wave: 2- Pression extérieure
=> L'entourage exprime alors plus clairement ses limites de tolérance face à l'alcoolisation du patient ou à ses conséquences comportementales. La personne alcoolo-dépendante mise en demeure de faire un choix, perçoit le manque à venir dans le cadre de la rupture (avec le conjoint, avec le milieu professionnel) comme plus dangereux que le manque d'alcool.
:wave: 3- Fait externe
=> Un fait médical quelconque peut être aussi à l'origine de l'arrêt de l'alcool (hépatopathie, amaigrissement ou prise de poids, accident, neuropathie, modification biologique) dès lors que le médecin évoque le lien de causalité entre ces troubles et l'alcoolisation et propose l'abstinence comme expérience diagnostique (pour aider le malade à définir le lien entre ces différents éléments et son alcoolisation et appréhender le diagnostic de dépendance alcoolique) et thérapeutique (pour l'aider à faire disparaître les troubles).
:wave: L'abstinence en 5 étapes
=> Le fonctionnement psychique des patients qui cessent de s'alcooliser traverse des stades successifs utiles à reconnaître avec le malade lui-même pour donner une lisibilité à son ressenti. Sur le modèle d'un travail de deuil, 5 étapes peuvent ainsi être décrites. Leur connaissance donne au thérapeute la possibilité d'organiser le lien en fonction du stade évolutif dans lequel se situe le patient.
:crazy: 1- Le déni > sujet développé ici
=> Ce stade est en général le plus durable. Il correspond à un mode de défense visant à protéger l'intégrité psychique de l'individu. On le repère aisément par l'énoncé de phrases comme:
- Je bois comme tout le monde (déni du comportement),
- Je bois plus qu'avant mais je m'arrête comme je veux (déni du problème),
- Je bois trop mais je vais me contrôler (déni de la solution).
:crazy: 2- Le soulagement
=> Si pour une raison ou une autre le patient a pu spontanément ou avec une aide, suspendre son alcoolisation, la perspective mortelle s'éloigne. => Le patient, parfois surpris d'être encore en vie, remet en général en cause les terreurs du passé:
- Après tout, cela n'était pas si grave,
- En fait, je ne suis pas dépendant.
=> Il tente alors bien souvent de vérifier s'il ne peut réellement pas contrôler sa consommation. Il s'agit là d'une véritable pulsion de mort qui conduit invariablement les alcoolo-dépendants à une rechute progressive, passant de la ré-alcoolisation (souvent partiellement maîtrisée pendant quelque temps) à la reprise des manifestations de dépendance (dose starter) avec souvent une aggravation des conséquences et à terme de l'alcoolo-dépendance.
:crazy: 3- Le vide
=> Si le malade reste un peu plus longtemps abstinent, il finit par ressentir un vide immense, fait d'ennui, et de temps interminable, bientôt habité par une pensée existentielle douloureuse. Il s'agit d'une charge émotionnelle souvent nouvelle, forte, mais très destructrice. Les joies et les peines ont des impacts inattendus qu'un patient non préparé ne peut vivre sereinement. Les comportements de substitution sont alors le moyen de diminuer l'angoisse ressentie:
- comportements dominés par l'oralité (alimentation, boissons),
- comportements liés aux activités (fuite dans le travail, activités sportives à outrance).
=> Le but est alors de vivre la vie pour éviter de la penser, pour échapper à cette perception angoissante de se retrouver face à soi-même.
:crazy: 4- La destruction
=> La fuite en avant ne peut en elle-même calmer l'anxiété ressentie, et les sentiments de dévalorisation et d'isolement reviennent en force chez un patient déjà isolé de son entourage du fait de son alcoolisation. En outre, l'abstinence est vécue par le patient initialement plus comme un facteur de ségrégation vis-à-vis des buveurs dits normaux que comme un moyen d'intégration, ce qui renforce le sentiment d'isolement et le sentiment douloureux d'être différent. Il s'agit d'une étape d'allure dépressive, dominée par la perception d'une réalité psychique dans laquelle l'arrêt de l'alcoolisation est vécu comme insuffisant pour améliorer la qualité de la vie.
:crazy:5- La reconstruction
=> La reconstruction de l'individu nécessite donc qu'il se réorganise sur des bases modifiées. Le patient doit se pardonner via l'acceptation d'une notion de maladie, plus que de celle de vice, pour se narcissiser à nouveau grâce à un entourage étayant (famille quand cela est possible, anciens buveurs, thérapeutes). Cette reconstruction ne peut se faire qu'au travers d'une recomposition de ses rapports vis-à-vis de lui-même (de l'exigence à la souplesse), des autres (de la fixité à la plasticité) et de l'alcool enfin (de l'affrontement à l'évitement).
:wave: L'abstinence et la relation médecin-malade en 5 étapes
=> La spécificité repose sur une aide adaptée à chaque étape évolutive, en fixant des enjeux afin de personnaliser le problème.
:crazy: 1- Le déni : faire l'état des lieux
=> Toute la première étape de l'accompagnement consiste, grâce à l'étude de la biographie de la personne, de l'histoire de son alcoolisation, à reconstruire avec lui le puzzle de son histoire personnelle. Le but en est la rectification du lien de causalité pour permettre au patient de passer de l'expression:
- Je bois car elle m'a quitté (ou j'ai perdu mon emploi, etc.).
vers une nouvelle formulation:
- Elle m'a quitté (ou j'ai perdu mon emploi, etc.) car je bois.
Cela n'est possible qu'en modifiant le regard porté sur la personne et en luttant contre les attitudes les plus répandues:
- les alcooliques n'ont pas de volonté, ils sont égoïstes, l'alcoolisme est un problème social avant d'être un problème de personne, etc.
=> Il faut poser un regard neutre sur sa vie, sur son lien avec l'alcool (recherche des effets positifs et des effets négatifs de l'alcoolisation, bien sûr, mais aussi de l'abstinence).
Souvent, la personne décrit au départ les effets positifs de l'abstinence et négatifs de l'alcool, ou les effets négatifs de l'abstinence et positifs de l'alcool, selon qu'elle se situe plus dans une position active d'abstinent, ou plus dans un choix passif.
Un tel travail ne peut être entamé dans la précipitation. Il n'y a donc aucune urgence à engager une telle réflexion, le travail de maturation psychique est indispensable et engage patient et thérapeutes à organiser des expériences d'abstinences répétées, même si elles s'associent à des reprises d'alcoolisation pour permettre une maturation des processus psychiques. À tout moment, il faut savoir rassurer le patient sur la faisabilité de son projet.
:crazy: 2- Le soulagement:
=> encourager les expériences
=> Il est vain d'espérer que la parsonne passe du statut d'alcoolisé au statut d'abstinent de façon univoque. Les alcoolo-dépendants ont dans la majorité des cas recours à l'expérience de la ré-alcoolisation pour voir si c'est bien vrai qu'ils ne peuvent contrôler leur consommation. Dans ces conditions, le message de l'abstinence s'il doit être clair (pas une goutte d'alcool) doit donc abandonner l'adjectif de définitif. Car si ce message, fortement véhiculé par les groupes d'anciens buveurs, a bien une réalité pratique, il peut s'avérer contre productif de soin:
- il engage le patient à vérifier le caractère définitif au travers de la ré-alcoolisation,
- relayé trop précisément par le thérapeute il risque d'entraîner une rupture du lien thérapeutique par le malade en cas de dérogation à la règle.
=> L'abstinence doit être expérimentée comme un moyen d'amélioration de la qualité de vie et non comme une fin en soi. Le thérapeute doit accepter ces expériences de ré-alcoolisation non comme une remise en cause de la qualité du message qu'il a délivré mais comme le témoin de la permanence de la main-mise du patient sur sa destinée (lutte contre la toute-puissance du thérapeute).
:crazy: 3- Le vide: valider la douleur
=> Pour l'entourage surtout, pour le patient ensuite, l'arrêt de l'alcool est la solution à tous les problèmes posés. La réalité (les difficultés ne font que commencer) est niée avec force par tous. Le manque du produit est tu, de même que la perte d'une partie de la vie marquée par les rituels d'alcoolisation (en cachette, etc.).
=> Accepter une telle mise en lumière témoigne d'une rupture symbolique dans la trajectoire vis-à-vis de l'alcool. Dans cette situation, l'objectif de l'accompagnement est triple :
- tout d'abord reconnaître et valider la difficulté de séparation du patient avec l'alcool,
- lutter ensuite contre le silence en recherchant avec le patient l'expression de ces envies d'alcool (tout à fait normales chez les alcoolo-dépendants abstinents),
- enfin, assurer un environnement chaleureux, à une période où l'entourage fait souvent « payer » au patient ses erreurs du passé. Enfin, certaines compensations (orales, comportementales) sont à accepter comme faisant partie d'une cohérence comportementale du patient face aux difficultés qu'il ressent (principe de l'économie psychique).
:crazy: 4- La destruction:
=> importance du groupe
=> C'est peut-être à cette étape que les limites de l'accompagnement alcoologique individuel sont atteintes. En effet, lorsque le patient est confronté à ces difficultés, c'est surtout dans des groupes d'entraide qu'il trouve un soutien adapté (tout particulièrement chez ceux qui favorisent le témoignage). L'objectif est ici de lutter contre le sentiment d'isolement du malade. C'est à ce stade qu'apparaissent les syndromes dépressifs, à reconnaître et traiter. Ils peuvent être à l'origine de rechutes au cours desquelles, la ré-alcoolisation favorisant la levée des inhibitions, le risque suicidaire est alors majeur. Il ne faut surtout pas hésiter à recourir à l'hospitalisation lorsque la situation prend l'allure d'une rechute sèche.
=> Enfin, toutes les actions permettant une renarcissisation doivent être favorisées constamment.
:crazy: 5- La reconstruction:
=> consolider les acquis
=> Cette dernière étape mêle reconnaissance de la fragilité acquise et ré-apprentissage de la parole individuelle. Dans l'idéal, le travail se poursuit avec les groupes néphalistes. Ces derniers par leurs rituels de l'abstinence postulent et consolident les statuts d'abstinents de leurs membres Mais plus encore que l'absence de consommation d'alcool, ils affirment la réalité de la perte de produit. Par des rituels organisés, ils circonscrivent le manque dans le temps et permettent aux anciens buveurs de retrouver une certaine forme de liberté.
:wave: Chronologie des cinq étapes
=> Si le déni domine le début de l'accompagnement, les étapes décrites successivement n'obéissent pas à une chronologie immuable. Les temps de maturation de chaque stade sont souvent très longs et il n'est pas rare de voir un patient perdre en quelques semaines d'alcoolisation tout le bénéfice d'un travail effectué sur plusieurs mois. L' alcoolo-dépendance est une maladie chronique dont l'objectif du traitement n'est pas la résolution d'un problème posé à un moment donné, mais l'accompagnement adéquat de différents problèmes posés à différents moments d'évolution de cette maladie.
:wave: Abstinence:
=> un travail d'évitement
=> Arrêter de boire pour une personne alcoolo-dépendante, c'est d'abord stopper sa consommation puis effectuer un travail psychique, travail rendu possible par l'arrêt de la consommation d'alcool. Il s'agit d'une tactique de rupture avec l'alcool qui obéit à un triple objectif :
:wave: 1- renforcer les capacités décisionnelles du sujet (lutte contre la déresponsabilisation),
:wave: 2- démystifier l'origine du conflit (le problème n'est pas l'alcool ou le manque de volonté, le problème est à l'intérieur de soi),
:wave: 3- réhabiliter la pensée (lutte contre l'apsychognosie).
=> Ce travail psychique ne peut se faire que progressivement, par étapes, à long terme, et fait passer le malade d'une première problématique dans laquelle il associe:
- boire et rester en vie, arrêter de boire et mourir
à une nouvelle problématique qui redéfinit de nouvelles relations:
- cesser de boire et pouvoir vivre, boire et risquer de mourir.
=> L'abstinence n'y est plus le contraire de l'alcoolisation, mais une stratégie d'évitement de l'alcoolisation excessive dans le but d'améliorer la qualité de vie.
:wave: La séparation, un long travail
=> La seule suspension de l'alcoolisation ne suffit pas à la guérison. Souvent, le contrôle de la consommation d'alcool chez les buveurs à problème et l'abstinence chez les dépendants ne se prolongent pas, faute d'un cadre thérapeutique et méthodologique.
:wave: La guérison en sept points
1- Qui a bu ne boira pas forcément toujours.
2- Les anciens buveurs nous apprennent que l'arrêt de toute consommation d'alcool doit être durable
3- L'abstinence n'est pas une fin en soi mais un moyen d'amélioration de la qualité de vie.
4- Le traitement repose sur une relation médecin-malade de qualité.
5- Les obstacles principaux sont le déni et l'apsychognosie.
6- Pour le malade, se séparer de l'alcool correspond à un réaménagement de sa vie, assimilable à un travail de deuil.
7- La connaissance des mécanismes psychopathologiques est un moyen d'améliorer la relation avec le malade.