Guérir l’alcoolisme
Pour les spécialistes du problème alcoolique, il n’y a pas de secret : en croyant bien faire, en réparant les pots cassés, en protégeant l’alcoolique des effets néfastes de sa consommation, la famille retarde le moment d’une prise de conscience nécessaire pour qu’il cesse de boire. Cette “complicité” n’est pas tenable à long terme pour le co-alcoolique et ne fait que conforter l’alcoolodépendant dans sa situation. Même s’il s’agit d’une vérité difficile à accepter pour l’entourage proche, seule la personne alcoolique peut décider d’arrêter de boire. Minimiser les choses ne résout rien. Il faut aborder le problème directement en mettant l’alcoolique face à ses responsabilités et en ne dissimulant pas ses erreurs, même si cela engendre un conflit.
Le rétablissement d’un malade alcoolique passe nécessairement par une prise de conscience de son état. Bien souvent, cette prise de conscience se fait lorsque la personne a le sentiment d’avoir touché le fond. Mais il vaut mieux éviter d’en arriver là. Selon Benoît Troisfontaines, «Il est toujours possible de faire le bilan de sa consommation personnelle d’alcool afin de se situer. Lorsqu’une personne se rend compte qu’elle est en difficulté par rapport à sa consommation d’alcool, le mieux qu’elle puisse faire, c’est de ne pas rester seule avec cette difficulté, mais d’en parler au médecin traitant, au médecin du travail, à des proches ou encore à des associations qui ont fait leurs preuves, telles que les Alcooliques Anonymes ou Vie Libre».
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