lundi 10 octobre 2011

Mieux comprendre l’alcoolisme

Pour bon nombre de médecins, la maladie alcoolique est une des pires maladies à traiter. La dépendance alcoolique s’apparente, en effet, à une spirale infernale de laquelle il est très difficile de sortir. Par le biais du co-alcoolisme, l’entourage contribue souvent, sans en avoir conscience, à maintenir l’alcoolodépendant dans son état.

Si la consommation d’alcool est souvent synonyme de convivialité, de plaisir et de liberté, elle se révèle aussi être une véritable maladie de société. «Il existe une culture de l’alcool et une banalisation du produit, affirme Nathalie Ehrhardt, psychiatre au CHC clinique Saint-Vincent de Rocourt. Dans certaines familles, on boit de l’alcool pour se désaltérer. Et chez de très nombreuses personnes, la prise d’alcool est, avant tout, un mode de fonctionnement qui aide à faire face aux problèmes de la vie quotidienne. Cependant, la consommation d’alcool n’est pas un acte banal.»

La spirale

de la dépendance

Ce qui fait l’attrait de l’alcool, c’est qu’il agit sur le système nerveux. A faible dose, il permet de se détendre, soulage temporairement les angoisses, anesthésie les émotions, lève les inhibitions, donne de l’assurance, comble le sentiment de vide. Mais nous ne sommes pas tous égaux devant l’alcool et en abuser peut mener à la dépendance. Comme l’explique Benoît Troisfontaines, médecin chef du Service de psychiatrie au CHC clinique Saint-Vincent de Rocourt et spécialisé dans les pathologies liées à l’alcool, «La dépendance à l’alcool s’installe progressivement, en fonction de la sensibilité du sujet et se caractérise par une perte de liberté par rapport à une consommation qui ne peut plus être maîtrisée. Lorsque la personne dépendante arrête de boire, elle souffre d’un réel manque car son organisme ne sait plus fonctionner sans alcool. Boire devient alors une activité importante qui monopolise chaque instant de la vie.»

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